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Puisque le sujet de la petite enfance et de son épanouissement est actuellement évoqué, voici ma contribution :


La priorité au premier degré, c’est donner dès le départ à tous les élèves les meilleures chances d’apprendre.
Le premier degré est une priorité inscrite dans la loi de refondation à travers notamment la scolarisation en maternelle et le dispositif « plus de maîtres que de classes ». La priorité aux savoirs fondamentaux, la réduction du nombre d’élèves dans le cycle 2 ou en éducation prioritaire sont des mesures souvent avancées en ce moment. Elles sont importantes, même s’il faudrait aussi expérimenter d’autres organisations de l’école primaire (Cf. Point 4) et étoffer les équipes d’enseignants avec d’autres professionnels (Cf. Point 10).

Mais pour qu’elles soient opérantes, il faut régler d’urgence et en même temps cette question : aujourd’hui, les maîtres du 1er degré ne sont pas tous en situation d’enseigner dans de bonnes conditions parce que beaucoup trop d’élèves au plus…
Puisque le sujet de l'organisation territoriale de l'Education Nationale est à nouveau débattu pour d'éventuelles évolutions, voici ma contribution, déjà publiée lors de la campagne présidentielle. Pierre-Yves Duwoye Fédérer les entités d’enseignement en réseaux territoriaux

Les réseaux scolaires français sont beaucoup trop dispersés sur le territoire national, notamment dans le premier degré. Avec environ 52 000 écoles réparties dans 22 000 communes, et plus de 11 000 établissements du second degré, la France bat tous les records des pays développés.

Cette dispersion a un coût. En 2011, l’Institut Thomas More, un « laboratoire d’idées » libéral, a réalisé une analyse comparative de la dépense publique en France et en Allemagne[1].
Elle part d’un constat. Dans le primaire, il y a deux fois moins d’enfants par école en France (100 par rapport à 200 parce qu’il y a 24% d’enfants scolarisés en plus, mais 2,3 fois plus d’écoles). Dans le secondaire, il y a en moyenne 500 élèves…